Il est désormais démontré que les effets de l’activité humaine perturbent directement l’équilibre de la planète (changement climatique, perte de la biodiversité et inégalités de développement nord/sud…).
Il est donc nécessaire de repenser en profondeur la manière dont nous consommons et produisons pour parvenir à un développement durable. En effet, privilégier la consommation de produits fabriqués dans des conditions sociales acceptables (rémunération à un plus juste prix, conditions de travail…) et de manière plus respectueuse de l’environnement (mode de production, quantité d’emballage, provenance géographique…) est un enjeu majeur.
Il est nécessaire de dépasser la rentabilité à court terme, qui nous a menés à une crise financière et écologique sans précédent, pour aller vers une productivité globale à long terme.
Le Conseil régional dispose de plusieurs leviers d’action pour y contribuer :
Aménagement du territoire
Schéma régional Climat Air Énergie (SRCAE)
Technologies de l’Information et de la Communication
Éducation et formation
Équipements techniques et pédagogiques des lycées, CFA et centres de formation
Développement de l’offre de formation professionnelle
Apprentissage
Développement économique
Soutien aux structures de recherche et de transfert de technologies
Animation économique
Aide aux entreprises
Un exemple de nos engagements : les emplois verts
Cliquer sur l’infographie pour en savoir plus.
Avis d’expert
Hervé Le Treut
Climatologue du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)
Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et à l’Ecole Polytechnique de Paris
Membre de l’Académie des Sciences
Le Paquet Climat Énergie de l’Union Européenne et le Grenelle de l’environnement ont définis des objectifs ambitieux en terme de part d’énergies renouvelables dans leur consommation totale. Quels seront concrètement les impacts directs pour les citoyens ?
La poursuite des objectifs du Paquet Climat Énergie aura principalement des conséquences pour l’ensemble de la planète en impactant le climat via des mécanismes globaux et donc indirects pour le grand public.
Cependant, ils entraînent également des co-bénéfices ; la lutte contre le changement climatique comporte des enjeux en termes de réduction des pollutions, de préservation de la biodiversité, de justice sociale et de lutte contre la précarité énergétique, de solidarité internationale, etc.
Quels sont les principaux leviers à mobiliser et obstacles à contourner pour atteindre ces objectifs ?
Selon moi les plus grands leviers résident dans la prise de conscience de tous les acteurs et l’éducation aux problèmes environnementaux. Il est primordial de véhiculer une idée juste des enjeux qui ne soit entachée ni de catastrophisme, ni de déni, tous deux démobilisateurs.
Les problématiques environnementales sont noyées parmi des problématiques de justice sociale, de précarité, de crise économique,…
Seul un positionnement juste atteint grâce à l’éducation et la partage des connaissances peut être acceptable par tous. C’est ce qu’a révélé l’échec de la taxe carbone.
Selon vous, quelles peuvent être les suites données aux négociations internationales sur le climat après l’échec de Copenhague et en préparation du prochain sommet consacré à cette thématique à Cancún (décembre 2010) ?
Le sommet de Copenhague a suscité des attentes si extrêmes qu’il était difficile d’imaginer autre chose qu’un échec. La seule attitude à adopter est de continuer à mobiliser les acteurs. Là encore, la clé réside dans la multiplication des contacts d’expertise entre les sphères scientifique et politique, chacune dans son rôle. Tant que les lacunes en termes d’éducation au développement durable et de partage de l’information persisteront, la césure entre les acteurs freinera considérablement l’atteinte des objectifs de la lutte contre le changement climatique.
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Consulter l’interview complète d’Hervé Le Treut (PDF - 84.8 ko)
Commentaire(s) : 3
chapdouille a écrit le 31 mars
- produire des négawatt(s)


