Le président du Conseil régional d’Aquitaine a répondu aux questions posées par les internautes de
www.sudouest.com : Europe, Terminal méthanier, rocade, LGV, Lascaux… Une heure de débat en direct pour évoquer les principaux sujets d’actualité et les projets de la Région Aquitaine.
Nous reproduisons ci-après la retranscription du Tchat qu’Alain Rousset a tenu dans les locaux du journal Sud Ouest à Bordeaux le lundi 16 mars 2009.
Scaramouche : Bonjour, envisagez-vous d’écrire un livre comme un autre Alain de votre connaissance, histoire de faire tomber la distance qu’il y a entre vous et les gens qui, le plus souvent, ne vous connaissent pas et mal…
Alain Rousset : Cher Scaramouche, je suis en train d’écrire un livre sur le développement régional, chose que je connais mieux que d’autres, avec un économiste de Marseille, Jean Viard. Je pense qu’il paraîtra avant l’été. Je crois en effet qu’un responsable public doit poursuivre par la réflexion l’action qu’il mène sur le terrain. Mais ce n’est pas une autobiographie.
Jean : Il est question d’installer dans le sud ouest une ligne à Grande Vitesse entre Bordeaux et la frontière espagnole. Pourriez-vous faire le point sur l’avancée du dossier ? Quel calendrier fixez-vous ou estimez-vous pour sa réalisation ?
Alain Rousset : Sur le calendrier, la deuxième phase de la mise en concession -c’est-à-dire la détermination du constructeur de la voie entre Tours et Bordeaux- devrait se faire dans les mois qui viennent, cela dépend du gouvernement. La deuxième phase entre Bordeaux et Hendaye ou Toulouse a démarré en études puisque l’on fixe ce que l’on appelle les fuseaux et le chantier complet devrait être terminé en 2018 ou 2020. Le gain de temps est exceptionnel. Non seulement entre Bordeaux et Paris mais aussi entre Bordeaux et Madrid. On divise par trois le temps de transport.
Il suffira de 1h40 pour aller à Bilbao. Ce projet devrait diminuer considérablement l’usage de la voiture individuelle, et les transports de marchandises par la route. On pense transporter 4 500 camions par le train. La difficulté du projet est son coût puisque le gouvernement demande aux collectivités locales d’en financer la moitié, ce qui n’est pas très respectueux des compétences et des moyens des collectivités locales.
gabesien33 : Est-ce que vous pensez que les Girondins peuvent bénéficier dans le proche avenir d’une ligne de TGV pour qu’il se déplacent vers Marseille tranquillement ?
Alain Rousset : Le projet de TGV vers Marseille se fera avec l’interconnexion de Toulouse et de Béziers, la ligne de Béziers étant en cours d’études.
Yves : Vous affirmez que les grands projets majeurs de la Région sont, entre autres, l’autoroute Bordeaux-Pau et la ligne LGV, mais mon fils qui sort d’un Master 2 en transport ne trouve aucun emploi dans cette branche alors qu’elle est la "locomotive" de la Région. Quel est donc l’avenir pour les jeunes diplômés spécialisés dans des secteurs qui fonctionnent ?
Alain Rousset : Le projet de la LGV Tours-Bordeaux ou Hendaye concernera 100 000 emplois sur les 10 ans de construction. J’espère que votre fils y trouvera sa place. Le chantier de la ligne Bordeaux-Pau doit faire l’objet avec le retour du beau temps d’une augmentation assez sensible des équipes. Je ne sais pas à l’heure où je parle s’il y aura des recrutements spécifiques. Mais à l’évidence, la crise économique et les difficultés budgétaires de l’Etat ont retardé beaucoup de projets d’infrastructures, ce qui explique peut-être la difficulté de votre fils.
MALLET : Que devient le projet du grand contournement ?
Alain Rousset : Le projet du grand contournement est arrêté complètement à l’heure où l’on parle, je crois qu’il avait été très mal présenté et dans le même temps, il y a deux observations à faire : la première étant que la priorité est à la construction de transports collectifs, et notamment de lignes à grande vitesse, la deuxième étant d’établir une écotaxe à la frontière sur le transport de marchandises pour inciter au report de ces marchandises sur les lignes maritimes et sur les trains.
Enfin le grand contournement et de la compétence de l’Etat. On a aujourd’hui une obligation de résultats sur le fer, sur le report modal par rapport à la route, compte tenu de ses conséquences sur les émissions de CO2 et le climat.
DPIE : Lors du passage des méthaniers, la navigation est très restrictive pour le bac. Ce projet ne relance-t-il pas la construction du pont entre MESCHERS / TALMONT et le MEDOC ?
Alain Rousset : La Gironde et la Charente n’ont jamais pu arriver à un accord sur le franchissement de la Gironde par un pont. Je ne suis pas sûr que le dossier soit mûr aujourd’hui, ni sur le lieu, ni sur la faisabilité, ni sur l’intégration environnementale, ni sur le financement.
Milou : En ce qui concerne les alternatives dans le transport maritime que Monsieur Bussereau promet, pensez vous que cela puisse être envisageable compte tenu de la crise économique qui a engendré un profond déséquilibre dans les échanges commerciaux internationaux ? Le fret maritime a ainsi baissé de 74% en un an au 13 mars 2009. Je ne vois pas ce qui pourrait amener des cargos au Verdon.
Alain Rousset : L’alternative par le transport maritime des marchandises qui circulent sur la route concerne plus les relations entre les ports espagnols, Gijon, Santander et Bilbao et les ports de l’Europe du Nord que Le Verdon. L’idée est bien d’éviter le transit par les camions de l’Aquitaine par le Poitou-Charentes. Cela dit, plus de 50 % de la circulation entre l’Espagne et l’Europe du Nord passent par l’océan. Si la question est le développement de nos ports, c’est plus en développant l’économie de l’Aquitaine et ses exportations que l’on y arrivera. L’installation de deux aciéries sur le port de Bayonne avec plus de 500 emplois est une bonne nouvelle.
cool : En sortant du débat politique et des conflits ETAT/REGION, ne pensez-vous pas qu’il y a urgence à mettre à 2 fois 3 voies l’ensemble des rocades "Rive Gauche". Le trafic "local" justifie amplement la participation de la région au financement de cet aménagement . Un vote sur le sujet (c’est à la mode) en terme de priorité pour "les Bordelais" serait significatif et certainement porteur pour les futures élections. La "stratégie" de la chaise vide est nulle.
Alain Rousset : La Région doit supporter aujourd’hui des sommes considérables, près de 2 milliards, soit quatre fois son budget d’investissement pour éviter la fermeture de 5 voies ferrées, engager les travaux de la LGV entre Tours et Bordeaux. Je rappelle que la loi a confié la responsabilité des routes aux départements et à l’Etat.
Je ne nie pas la nécessité de faire une troisième voie sur la rocade sud. Et la Région étudie la façon d’intervenir sur une partie des travaux. Mais il est un peu fort de café qu’au moment où le gouvernement parle de clarifier les compétences entre les collectivités, parle de plan de relance, il fasse en fait appel à toutes les collectivités locales pour assumer ses propres responsabilités.
Jean_1 : Je voudrais savoir quelle est votre position actuelle contre le projet de terminal méthanier qui serait une aberration économique (à peine 30 à 40 emplois) mais aussi une aberration écologique (estuaire de la gironde, marais, etc.), le tout contre l’avis des populations. Qu’en pensez-vous ?
Jean_1 : Vous vous êtes positionné contre le port méthanier uniquement pour des questions d’intérêt économique insuffisant. Ne pensez-vous pas que l’écologie, la sécurité des riverains et le rejet de plusieurs milliers de citoyens doivent aussi être prise en compte ?
Alain Rousset : J’ai déjà dit que le dossier était irrecevable en l’état. D’une part, parce que la création d’emplois prévue est effectivement très faible, et qu’un complexe industriel a peu de chance de se développer autour du terminal ; d’autre part, je l’ai évoqué aussi, parce que son intégration dans le site tel qu’il est présenté est insupportable sur le plan environnemental. Par ailleurs je viens de lancer le processus de création d’un Parc naturel régional dans le Médoc avec l’appui de tout le monde. Mais un territoire a besoin d’emplois et d’activité sinon il se désertifie, il faut donc réfléchir aux activités compatibles avec l’environnement qui peuvent se développer au port du Verdon.
Reste une question qui n’est pas posée, celle de l’approvisionnement énergétique de notre pays. Il appartient au gouvernement français et peut-être à l’Europe de dessiner un schéma de l’approvisionnement énergétique en gaz comme en pétrole.
Martinet Jacques : Etes-vous pour la création d’une aire protégée de l’estuaire de la Gironde (dernier estuaire sauvage de France) ?
Alain Rousset : Il y a déjà un syndicat mixte qui travaille sur l’estuaire de la Gironde sous l’autorité des conseils généraux, et je rappelle que j’ai lancé l’idée d’un Parc naturel régional, véritable politique de développement durable qui se préoccupera à la fois d’environnement, de développement social et économique. La procédure de création d’un Parc naturel régional, comme son mode de fonctionnement suppose un travail collectif, notamment avec les associations.
Vincent : La région Aquitaine peut-elle financer seule (sans le concours de l’Etat et de RFF) la réhabilitation de la voie ferrée entre Oloron Sainte-Marie et Canfranc (frontière espagnole) ?
Alain Rousset : Cher Vincent, la Région doit assumer le démarrage de l’opération. Sinon cette voie ne sera jamais rouverte. Et en l’état actuel du réchauffement climatique, de la détérioration progressive de la voie, de l’extraordinaire chef-d’oeuvre humain et technique qu’elle représente, ce serait criminel de ne pas le faire. Je dois aller visiter la voie avec le PDG de la SNCF, et j’espère que l’Etat français et l’Europe nous aideront le moment venu. Les Espagnols en Aragon rénovent la voie jusqu’à Canfranc.
Philippe LACOMBE : La grotte de Lascaux située en Aquitaine est, comme chacun sait, très malade. De quelle manière notre région participe-t-elle à son sauvetage et avez-vous de bonnes nouvelles à nous annoncer ? De la même manière, un grand nombre d’édifices appartenant à notre patrimoine sont fermés au public pour des raisons de sécurité. A l’heure où notre région développe une offre touristique ambitieuse, quel est votre engagement pour la restauration de ces lieux publics ou privés ainsi que de nos oeuvres ?
Alain Rousset : La protection et la réhabilitation de la grotte de Lascaux font l’objet de polémiques y compris scientifiques. Un colloque s’est tenu récemment à Paris qui a permis de clarifier les responsabilités. Le site appartient à l’Etat. La Région s’est d’ailleurs engagée dans le contrat avec l’Etat à sanctuariser la colline de Lascaux. Par ailleurs, nous nous sommes engagés avec le conseil général de Dordogne et l’Etat sur le Pôle international de la Préhistoire qui concerne bien sûr Lascaux et l’ensemble des grottes.
Sur le patrimoine, son ouverture, la Région n’a pas directement de compétences mais participe à de nombreux travaux, notamment pour le patrimoine classé ou non classé. Il faudrait que le législateur détermine la collectivité responsable de cette compétence, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, la Région intervenant en cofinancement avec les communes, les départements.
Etoile33 : J’ai entendu parler de la création d’un "centre culturel autour du vin" à Bordeaux. Est-ce que la région est impliquée dans ce projet ? Si oui, comment ?
Alain Rousset : La Région est impliquée puisque c’est elle qui porte le projet dans l’Institut scientifique de la vigne et du vin. C’est un très grand projet scientifique qui va regrouper les quatre universités, des sciences, de médecine, de droit et d’économie et des lettres. Cet institut qui se construit sur le site de l’Inra à Villenave-d’Ornon aura une thématique particulière sur la vigne et l’environnement mais traitera aussi des aspects culturels et notamment paysagers du vignoble.
Pastous : Président du festival du film d’histoire de Pessac, porteur d’une loi sur les anciens combattants, d’où vous vient cette passion pour l’histoire ?
Alain Rousset : Peut-être de famille, peut-être parce que je suis originaire d’une région qui a accueilli beaucoup de groupes de résistants, et que ma naissance m’a amené à entendre beaucoup de témoignages. Je crois aussi qu’on ne peut pas faire l’action publique si on n’a pas la foi, le réflexe de la perspective historique des actes que l’on pose et de la prospective qui vise à préparer l’avenir. Et puis j’adore lire des bouquins d’histoire.
Scaramouche : Il semblerait que vous ayez pris la mesure de l’urgence écologique concernant l’agriculture biologique. Pensez-vous que la région bordelaise, avant tout viticole, puisse répondre à la demande exponentielle des consommateurs et faire baisser les coûts de production face à l’agriculture intensive ?
Alain Rousset : Le problème de l’agriculture biologique est d’abord un problème de formation, de connaissances des marchés, de reconnaissance de l’état d’urgence écologique. Le vignoble sera sûrement une des cultures qui passera le plus vite au bio. La France a pris un retard énorme par rapport à l’Allemagne sur l’agriculture biologique. Il y a donc une priorité à développer les surfaces, à former les agriculteurs, notamment à travers les lycées agricoles, et à organiser les filières.
hiboux40 : La région peut-elle prendre en compte la demande des jeunes et des saisonniers sur la difficulté de trouver un logement ?
Alain Rousset : La région Aquitaine a entamé un grand plan de logement des jeunes. On a commencé par le logement des lycéens, on règle avec l’Etat et le Crous le logement des étudiants, on lance un programme sur le logement des apprentis et les jeunes travailleurs. Ce programme va concerner bien sûr les saisonniers. Deux difficultés : trouver un opérateur qui construise, le terrain sur lequel construire, cela suppose que les communes soient très volontaires. Nous avons un exemple auquel nous avons participé sur la commune du Teich puisque nous avons financé une Maison des saisonniers. Mais à l’évidence, la principale difficulté est le prix du foncier.
Alvarez Patrick : Vous avez critiqué avec beaucoup de responsabilité le rapport Balladur sur la réforme des collectivités locales. Si les propositions de ce rapport voyaient le jour, comment envisagez-vous les relations entre la Région Aquitaine et la Métropole bordelaise nouvellement créée ? Seconde question : quel regard portez-vous sur le résultat des dernières élections en Euskadi ?
Alain Rousset : L’idée dans le rapport Balladur de renforcer l’intercommunalité est une bonne idée. Sauf que l’élection au suffrage universel est tronquée puisque ce sera sur la même liste que les municipalités et pas une élection qui permettrait un débat sur la politique communautaire ou métropolitaine. Je propose que les élections métropolitaines soient faites à la mode allemande avec une partie des conseillers métropolitains directement élus au suffrage universel de la métropole et l’autre partie émanant comme aujourd’hui des conseils municipaux.
Le vrai problème est moins entre la métropole et la Région qu’entre la métropole et le département puisque la commission Balladur propose de transférer toute l’action sociale, soit 50 % du budget du département, à la métropole. Pour la Région, la coopération demeurera la même : intermodalité des transports, culture, développement économique, politique de la ville.
En tant que militant socialiste, je me réjouis de la progression du PSOE. Patxi Lopez pourrait être Lehendakari. Mais il faut attendre le résultat des négociations entre les formations politiques comme cela se passe en Espagne un peu à la différence de la France. L’Aquitaine a un projet d’eurorégion avec le Pays basque espagnol, j’espère que ce projet pourra prospérer avec le nouveau gouvernement basque.
Valpayr : Aucun représentant de l’Aquitaine dans la liste PS des députés européens éligibles. Dominique Baudis qui propose son annexion par Midi Pyrénées. A quelle sauce devrons nous être mangés, avez-vous une préférence ? Quel type d’action proposez-vous pour rappeler aux parisiens notre existence ?
Alain Rousset : Je crois qu’il y a une double crise que le PS n’a pas dépassée depuis le vote du référendum sur l’Europe. D’une part, la prise en compte de l’importance de l’Europe dans notre législation ; et deuxièmement cette élimination des députés qui travaillent le plus comme Gilles Savary est non seulement insupportable mais ignorante de la bataille politique à mener aujourd’hui. Il faut sur la désignation des candidats aux élections européennes changer complètement notre logiciel.
D’ailleurs l’existence de ces grandes régions ne correspond à rien de démocratique, on le voit sur l’élaboration des listes, il serait préférable d’avoir une élection à l’échelle nationale, quant au regroupement des régions, tout ça est un argument de jacobins comme si en Europe la taille des régions faisait leur puissance et leur efficacité. Je rappelle que les trois régions espagnoles voisines de l’Aquitaine sont toutes plus petites que l’Aquitaine.
rv : Xavier Darcos s’est déjà positionné pour les élections régionales de 2010. Et vous ?
Alain Rousset : Je continue mon métier, mon travail de président du conseil régional, très présent sur le terrain. Xavier Darcos devrait mieux étudier les réformes qu’il propose, elles n’ont jusque-là apporté que des régressions (dans beaucoup de lycées on note l’explosion du nombre de vacataires, la mise en cause de la carte scolaire est dramatique, favorise ou affaiblit les plus faibles, l’orientation, élément essentiel de lutte pour l’égalité des chances a en fait disparu) et des manifestations.
Aquitain de coeur : A quelques mois des élections européennes, alors que l’Europe a encore beaucoup de mal à se faire entendre d’une seule voix au plan international, et en plein débat sur l’avenir des régions : pensez-vous qu’une meilleure sensibilisation et information des aquitains sur l’UE soit de nature à améliorer la perception des enjeux européens et la participation des aquitains aux prochaines élections (et ce malgré l’absence d’aquitain sur les listes) ? Le Conseil Régional peut-il ou non avoir une initiative en ce sens, notamment en direction des jeunes électeurs (ex : lycées, universités) ?
Alain Rousset : Le Conseil régional a pris avec le représentant de l’Etat en région plusieurs initiatives, y compris avec les lycées, sur l’information, les crédits européens dispensés en région, le rôle de l’Europe, la mobilité de lycéens ou des étudiants en Europe, l’aide au fonctionnement des bureaux d’information Europe. Nous sommes les plus actifs mais votre question montre qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire, ne serait-ce que planter le drapeau de l’Europe partout où l’Europe aide un projet. Une remarque générale, la France, à la différence des autres pays européens beaucoup plus décentralisés, a des difficultés à communiquer sur l’Europe, tout passant par l’Etat. La construction européenne suppose un renforcement des régions françaises.
sud Ouest : Merci à tous d’avoir participé à ce Tchat avec Alain Rousset. Beaucoup de questions encore en attente… Nous laissons le mot de la fin au président du Conseil régional d’Aquitaine.
Alain Rousset : Cet exercice procure à la fois du plaisir dans l’échange direct avec vous tous et vous toutes, et puis certaines questions m’amèneront à approfondir, comme sur l’Europe, les infrastructures, un certain nombre de points évoqués. Merci à toutes et à tous.