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Conseil régional d'Aquitaine

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Infrastructures de transport

Version imprimable de cet article Projets ferroviaires

La Région Aquitaine mène une politique ferroviaire structurelle ambitieuse. Du développement de la ligne à grande vitesse à la réhabilitation de ligne historique, l’objectif reste un aménagement durable du territoire aquitain.

 LGV Sud-Europe-Atlantique

LGV Sud europe atlantique - Carte des fuseaux retenus

1ère étape : Bordeaux à 2h de Paris

Depuis plusieurs années, le Conseil régional d’Aquitaine, aux côtés de nombreuses autres collectivités de la région, se mobilise en faveur de la réalisation d’une ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tours à la capitale régionale. Ce projet consiste en la réalisation d’une nouvelle infrastructure entre Saint-Avertin (au sud-est de Tours) et Ambarès-et-Lagrave (au nord de Bordeaux). Cette ligne nouvelle, longue de 303 km et dédiée aux voyageurs, est conçue pour permettre une circulation des TGV à 350 km/h. Le site de la LGV Sud europe atlantique (LGV-SEA) http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/

Ces travaux permettront un gain de temps de près d’une heure, mettant à terme Bordeaux à 2h05 de Paris. Cela conduira à une augmentation de la fréquentation de la ligne de 3,6 à 5 millions de voyageurs par an.

Ce chantier représente le plus important projet de ligne à grande vitesse en France et en Europe. L’investissement s’élève à 7,816 milliards d’euros courants (6,7 milliards d’euros aux conditions économiques 2009) et permettra de mobiliser près de 10 000 emplois chaque année pendant 6 ans sur le chantier. Sa réalisation permettra de relancer l’activité économique des secteurs du Bâtiment et travaux publics (BTP) et de l’industrie.

2ème étape : Bayonne à 3h de Paris et Bordeaux à 3h30 de Madrid

Le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) c’est :
- une ligne nouvelle entre Bordeaux et l’Espagne et entre Bordeaux et Toulouse, avec un tronc commun,
- un aménagement des infrastructures existantes, notamment la ligne actuelle Bordeaux – Hendaye,
- une ligne nouvelle de Poitiers à Limoges avec son prolongement vers Périgueux par la ligne existante.
- et un projet d’amélioration de la desserte du Béarn et de la Bigorre.

Avec le GPSO, c’est toute l’Aquitaine qui sera irriguée par la grande vitesse ferroviaire et verra ainsi son attractivité renforcée. Le GPSO permettra également de libérer des capacités pour développer les transports régionaux de voyageurs et le trafic de marchandises.

L’actualité du projet : Le fuseau de 100 mètres a été adopté en comité de pilotage le 23 juin et le tracé définitif est prévu pour décembre 2011. Voir aussi l’article complet publié dans les actualités du site.

Des projets urbains pour diffuser l’effet TGV sur tout le territoire

Le Conseil régional d’Aquitaine ne conçoit pas les infrastructures de transport comme des projets isolés, sans connexion avec le reste du quotidien des Aquitains. Au contraire, il s’agit de mettre les transports au service de l’amélioration des conditions de vie et du développement économique, à l’image des contrats d’axes pour le Train express régional - Ter Aquitaine - PDF - 8.1 ko (PDF - 8.1 ko) , l’arrivée de la LGV dans les villes aquitaines doit être préparée pour donner lieu à un projet cohérent permettant d’exploiter au mieux les atouts de la LGV.

Le projet phare dans ce domaine est celui qui concerne la gare de Bordeaux : Euratlantique. Avec la LGV-SEA, Bordeaux se trouvera à moyen terme au carrefour de trois lignes à grande vitesse. Les flux nouveaux qu’elles vont susciter, alliés à la croissance des trafics régionaux, vont porter à 20 millions de passagers la fréquentation de la Gare Saint-Jean à l’horizon 2020. L’opération Euratlantique devra être le support d’une stratégie de positionnement économique en adéquation avec l’ambition européenne de la métropole, par la création d’un pôle tertiaire, le développement d’actions patrimoniales et culturelles et la promotion de secteurs innovants en relation avec la recherche et la formation.

Cette opération se compose des éléments suivants :
- l’aménagement de la gare Saint-Jean,
- la construction d’un franchissement de la Garonne à hauteur du Boulevard Jean-Jacques Bosc,
- la création d’une Zone d’aménagement concertée (ZAC) permettant la construction de locaux destinés à l’habitat et à l’emploi.

Afin de mener à bien ces différents projets, l’Etat a créé un Etablissement Public d’Aménagement, l’EPA Bordeaux-Euratlantique. Celui-ci est chargé de mener à bien cette Opération d’intérêt national avec le concours des partenaires locaux : Région Aquitaine, Communauté urbaine, villes de Floirac, Bègles et Bordeaux.

Des démarches similaires de mise à profit de l’arrivée de la LGV pour développer des quartiers vivants et dynamiques autour des gares seront menées, à une échelle adaptée, sur tout le reste du territoire.

La Région Aquitaine, acteur clé de la réalisation de la Ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique
Entre 1999 où elle a obtenu l’inscription de la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux au contrat de Plan État-Région et octobre 2010 où elle a approuvé le plan de financement de la LGV Tours – Bordeaux, la Région Aquitaine s’est toujours fortement mobilisée en faveur de la LGV, tout en exprimant son exigence de respect des habitants et des territoires dans la réalisation de cette infrastructure majeure.

La Région a également toujours démontré sa volonté d’agir par la mise en place des financements nécessaires à la poursuite des projets. A ce jour, près de 400 millions d’euros (M€) ont été engagés sur cet axe.

Dernier acte en date, le Conseil régional d’Aquitaine a signé le 8 avril 2011 la Convention de financement des travaux de la LGV Bordeaux – Tours, pour lesquels il s’engage à hauteur de 306,381 M€.

En ce moment sur la LGV SEA
- 8 avril 2011 : signature de la convention de financement des travaux de la LGV Tours – Bordeaux,
- 23 juin 2011 : validation de la quasi totalité du tracé (fuseau de 100 mètres) des LGV Bordeaux – Espagne et Bordeaux – Toulouse,
- D’ici à fin 2011 : début des travaux de la LGV Tours-Bordeaux, validation définitive du tracé des LGV Bordeaux – Espagne et Bordeaux – Toulouse et détermination des mesures d’insertion (protections acoustiques et visuelles, franchissements,…), saisine de la Commission nationale du débat public sur la liaison entre GPSO et la zone Béarn-Bigorre…

En savoir plus :

- La fiche détaillée sur les enjeux des lignes ferroviaires à grande vitesse sur l’Arc atlantique

- La fiche détaillée sur la LGV Tours-Bordeaux

- La fiche détaillée sur la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux

- La fiche détaillée sur le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest

- Le site de la LGV-Sud europe atlantique (Tours-Bordeaux)

- Le site internet du GPSO

- Le site internet du projet Euratlantique

- Le site internet consacré à la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux

- Les délibérations de décembre 2001 (.pdf - 26 Ko), février 2009 (.pdf - 23 Ko) et juin 2009 (.pdf - 28 Ko) réaffirmant l’engagement déterminé de la Région en faveur de la réalisation de la LGV Sud europe atlantique.

- La délibération du 9 juillet 2009 relative à l’approbation du Schéma régional des infrastructures, des transports et de l’intermodalité (Srit) (.pdf - 42 Ko] et son annexe, le document final du Srit (.pdf - 64 Mo - 372 pages), ce document est également téléchargeable en plusieurs parties

- La délibération du 14 décembre 2009 relative au grand projet ferroviaire pour l’Aquitaine (.pdf - 92 Ko)

- Les délibérations du 3 mars 2008 relatives au financement des études GPSO (.pdf - 174 Ko) et des études pour l’amélioration de la desserte du Béarn et de la Bigorre. (.pdf - 268 Ko)

- Les délibérations du 25 octobre (.pdf - 63 Ko) et du 20 décembre 2010 (.pdf - 32 Ko) relatives à la convention de financement des travaux de la LGV Tours-Bordeaux

- Le contrat de plan 2000-2006

- Le contrat de projets 2007-2013

 Réouverture de Pau – Canfranc

De 1928 à 1970, Pau et Saragosse étaient reliées par une ligne ferroviaire à travers les Pyrénées. Un déraillement a occasionné la destruction du Pont de l’Estanguet et la fermeture de la ligne sur un tronçon de 57 km entre Oloron-Sainte-Marie et Canfranc. Le Conseil régional d’Aquitaine a mis en place une liaison routière internationale par autocar entre ces deux villes, et les trains continuent à circuler de part et d’autre de ce tronçon.

Depuis 1998, le Conseil régional agit, avec le soutien du Comité pour la réouverture de la ligne Oloron-Canfranc , pour réhabiliter cet axe. Cet axe bénéficie d’un potentiel de trafic important : les besoins de déplacement quotidiens sur le bassin d’emploi, les afflux de touristes en hiver comme en été et les activités industrielles exportatrices nombreuses de part et d’autre de la frontière. Pour le fret, le potentiel de tonnage visé s’élève à 3 millions de tonnes par an.

La première étape de la réouverture s’est achevée en janvier 2011 avec la modernisation de la voie entre Pau et Oloron (35km), qui bénéficie d’ores et déjà aux 16 Ter Aquitaine quotidiens : des temps de parcours plus fiables et des nuisances sonores réduites pour les voyageurs et les riverains. Les travaux sur la ligne ont été complétés par l’achat de matériel roulant récent et confortable (A-Ter). Ces travaux ont été financés à hauteur de 13,125 millions d’euros (M€) par le Conseil régional d’Aquitaine, sur un total de 35 M€.

La deuxième étape sera la remise en exploitation du tronçon Oloron – Bedous (25km). Le coût des travaux est estimé à 103 M€. Cet investissement devrait être entièrement financé par le Conseil régional d’Aquitaine. La réouverture est prévue en 2015, avec la mise en place de circulations Ter Aquitaine.

Pour le plus long terme, le Conseil régional d’Aquitaine travaille actuellement pour obtenir l’intégration par la Commission européenne de cette liaison dans les Réseaux Trans-Européens de Transports (RTE-T). En effet, en 2004, les institutions européennes ont déclaré 30 projets prioritaires RTE-T, dont le projet prioritaire n°16 « Axe ferroviaire fret Sines-Algeciras-Madrid-Paris » comprenant le projet de nouvel axe ferroviaire transpyrénéen à grande capacité. Or, il apparaît que l’axe ferroviaire Pau – Oloron – Canfranc – Saragosse modernisé est en mesure d’apporter à court terme une contribution significative au développement des échanges ferroviaires de part et d’autre des Pyrénées.

Par ailleurs, compte-tenu du caractère transfrontalier de la ligne Pau-Canfranc, la Région Aquitaine s’est positionnée en qualité de chef de file du projet européen CANFRANEUS « pour une réouverture de la ligne Pau-Canfranc » dans le cadre de l’appel européen à projets POCTEFA.
« CANFRANEUS » valorise ainsi un programme d’études comprenant :
-  d’une part, les études complémentaires pour l’évaluation des conditions de réouverture de la ligne Pau-Canfranc,
-  d’autre part, les études de projet relatives à la reprise des circulations ferroviaires sur la section Oloron-Bedous.

En savoir plus :

- Le site internet du Comité pour la réouverture de la ligne Oloron-Canfranc (Creloc)
- Le site internet du Programme opérationnel de coopération territoriale Espagne – France – Andorre (POCTEFA)
- Le site internet du réseau trans-européen de transport (en anglais)

 Plan ferroviaire aquitain et régénérations de voies

Un audit réalisé en 2005 par l’école polytechnique ferroviaire de Lausanne a mis en évidence que 60% du réseau ferroviaire français disparaîtrait d’ici 2020 si des investissements massifs dans le renouvellement des lignes n’étaient pas réalisés dans les 10 ans.

Le Conseil Régional entend développer l’offre et la qualité de service du Ter Aquitaine. Ces deux objectifs nécessitent la remise à niveau des lignes ferroviaires régionales dont certaines sont déjà aujourd’hui frappées de ralentissements voire menacées de fermeture. Cette dégradation conduit à des augmentations des temps de parcours, des suppressions de trains et des mises sur autocars qui ont pour conséquence de diminuer l’attractivité du train par rapport à la route pour les voyageurs, malgré les investissements considérables consentis par les Régions en matière de renouvellement du matériel, de modernisation des gares et d’augmentation des dessertes.

En 2009, environ 200 km de voies subissaient des ralentissements.

Les voies sur lesquelles avait été constaté un ralentissement avant 2006 et qui supportent un trafic important ont pu être traitées dans le cadre du « Plan Perben ».

La Région Aquitaine a négocié pour obtenir la sauvegarde des autres lignes, toujours menacées.

Elle a obtenu, dans un premier temps, l’inscription de travaux de régénération dans le Contrat de Projets Etat-Région (CPER) 2007-2013, pour un montant de 146,5 M€, avec une clé de financement de 1/3 pour l’Etat et de 1/3 pour Réseau ferré de France (RFF). La Région intervient donc pour 1/3, en dehors de ses strictes obligations réglementaires, pour assurer la pérennité du réseau. Les lignes ou sections de lignes concernées sont : Pau – Oloron, Bayonne – Cambo, la Voie ferrée de ceinture, Bergerac – Sarlat / Périgueux – Agen. Les opérations concernant les trois premières se sont déroulées en 2010.

Le Plan Ferroviaire Aquitain conclu entre l’État, la Région et Réseau ferré de France a été finalisé en avril 2011 et présenté en Séance plénière du Conseil régional d’Aquitaine le 27 juin 2011.

D’un montant de 510 M€, ce plan a pour objectif, d’ici à 2020 :
- d’éviter les fermetures des voies les plus vétustes,
- d’empêcher la survenue de nouveaux ralentissements,
- et d’augmenter la capacité des voies.

Les opérations à mener consistent essentiellement à renouveler la voie, les ouvrages d’art, les ouvrages en terre et la caténaire. Elles comprennent également la modernisation de la signalisation aux endroits où une capacité supplémentaire est nécessaire.

Au total, le Contrat de projet et le Plan ferroviaire aquitain concernent 11 opérations de régénération sur les sections :
- Pau – Oloron-Sainte-Marie (réalisé en 2010),
- Bayonne – Cambo-Les-Bains (réalisé en 2010),
- La voie ferrée de ceinture bordelaise (réalisé en 2010),
- Bergerac – Sarlat / Agen – Périgueux,
- Cambo-Les-Bains – Saint-Jean-Pied-de-Port,
- Lamothe – Arcachon,
- Agen – Niversac,
- Libourne – Bergerac,
- Périgueux – Niversac,
- Bordeaux – Le Verdon.

Au total, ces régénérations concernent 500 kilomètres, représentant plus d’un 1/3 du réseau Ter Aquitaine. Les 7 premières opérations, financées par le CPER 2007-2013 et le redéploiement de ses crédits, suivent le même plan de financement, à savoir 1/3 Région, 1/3 Etat et 1/3 RFF.

Parallèlement, la Région s’engage à mettre en place des contrats d’axes ferroviaires PDF - 8.1 ko (PDF - 8.1 ko) et à développer le mode ferroviaire sur les lignes concernées. En contrepartie, elle bénéficiera de l’abattement sur la redevance de réservation (qui constitue avec la redevance de circulation les péages acquittés auprès de Réseau ferré de France par la Région pour les Ter Aquitaine).

En savoir plus :

- La fiche détaillée sur la régénération du réseau ferroviaire régional et le Plan ferroviaire aquitain
- La fiche détaillée sur les contrats d’axes ferroviaires PDF - 8.1 ko (PDF - 8.1 ko)

 Contrat de projets État-Région 2007-2013

« Développer le transport ferroviaire de voyageurs et le fret ferroviaire et maritime » constitue le Grand projet n°6 du Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013, qui se décline en 6 priorités :

Priorité 6 .1  : Réalisation de lignes nouvelles à haute performance en Aquitaine

- Projet 6.1.1 – LGV Bordeaux – Tours
- Projet 6.1.2 – LGV Bordeaux – Espagne (études jusqu’à la déclaration d’utilité publique)
- Projet 6.1.3 – LGV Bordeaux – Toulouse (études jusqu’à la déclaration d’utilité publique)

Priorité 6.2  : Amélioration du corridor ferroviaire atlantique

- Projet 6.2.1 – Suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux
- Projet 6.2.2 – Aménagements capacitaires ligne Bordeaux – Hendaye
- Projet 6.2.3 – Autoroute ferroviaire sur l’axe « atlantique Eco Fret »

Priorité 6.3  : Développement du report modal marchandises sur le corridor atlantique

- Projet 6.3.1 – Amélioration des plate-formes de fret ferroviaire : extension des terminaux de transport combiné du CEF de Mouguerre
- Projet 6.3.2 – Grand Port Maritime de Bordeaux (ex. Port Autonome de Bordeaux)

Priorité 6.4  : Multimodalité et modernisation des voies ferrées d’intérêt régional

- Projet 6.4.1 – Modernisation de la liaison Dax – Pau
- Projet 6.4.2 – Pau – Oloron
- Projet 6.4.3 – Bayonne – Saint-Jean-Pied-de-Port (1ère tranche Bayonne – Cambo)
- Projet 6.4.4 – Libourne – Bergerac – Sarlat / Périgueux – Agen
- Projet 6.4.5 – Amélioration de la capacité entre Bordeaux et Langon
- Projet 6.4.6 – Voie ferrée de ceinture
- Projet 6.4.7 – Création de pôles d’échanges
- Projet 6.4.8 – Tram-train du Médoc

Priorité 6.5 Etudes

- Projet 6.5.1 – Audit du réseau en Aquitaine : études ferroviaires pour le 6ème CPER
- Projet 6.5.2 - Etudes Pau-Canfranc

En savoir plus :
Consulter :

- L’état d’avancement du Grand projet n°6 du CPER 2007-2013, PDF - 8.1 ko (PDF - 8.1 ko)

- Le Contrat de projet État-Région 2007-2013 dans son intégralité (.pdf - 2,19 Mo)

 Au-delà des voies : améliorer la sécurité et réduire les nuisances

- La sécurité : le programme de sécurisation des passages à niveau

A la suite de l’accident survenu au passage à niveau de Port-Sainte-Foy, en Dordogne, le 8 septembre 1997, le Ministre de l’équipement, des transports et du logement avait décidé d’engager dès 1998 un programme d’actions visant à améliorer la sécurité aux passages à niveau.

Dans ce cadre, l’Etat, la Région Aquitaine, le Conseil Général de la Dordogne, le Conseil Général des Landes, le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques et Réseau ferré de France ont signé le 12 avril 1999 un protocole d’accord concernant :
- la suppression des passages à niveau de Port-Ste-Foy (Dordogne), Arjuzanx (Landes) et Baigts-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques),
- un programme visant à lister les passages à niveau préoccupants, puis à engager les études préliminaires pour un certain nombre d’entre eux.

Une enveloppe de 2 M€ a été mise en place en 2003 par la Région pour la réalisation de ce plan d’urgence. Depuis 2006, de nombreuses études préliminaires ou d’avant-projet ont été menées et sont en passe d’être finalisées : Le Pian-sur-Garonne, Le Teich, St-Macaire, Morcenx, Bergerac, Herrère et Bassens. Les travaux ont débuté à Morcenx en 2010 et à Terrasson début 2011. Les travaux d’amélioration de la sécurité sont terminés à Saint-Chamassy.

- La réduction des nuisances sonores : le programme de résorption des points noirs de bruit ferroviaire

Des études acoustiques réalisées en 2002 sur l’agglomération de Bordeaux, dans le cadre de la suppression du bouchon ferroviaire, ont permis de préciser la situation sonore le long des principales infrastructures ferroviaires. L’observatoire du bruit des transports terrestres en Gironde a ainsi identifié plusieurs zones de bruit critique et points noirs de bruit ferroviaire répondant aux seuils établis par la circulaire du 12 juin 2001 et a proposé l’établissement d’un plan pluriannuel de résorption sur dix ans.

L’observatoire du bruit des transports terrestres a préconisé au préalable la mise en oeuvre d’un programme expérimental sur plusieurs sites de l’agglomération afin d’évaluer les solutions envisageables face à différentes situations types, d’en mesurer les conditions techniques et économiques de réalisation et de transposition.

L’Etat, la Région, la Communauté Urbaine de Bordeaux et Réseau Ferré de France ont retenu les sites de Lormont, Bègles, Pessac et Bordeaux comme première tranche du programme expérimental de résorption des points-noirs bruit ferroviaire sur l’agglomération bordelaise. Ils ont signé une convention le 11 décembre 2007 dont l’objectif est la réalisation d’études et de travaux de protection acoustique. Les travaux de protection acoustiques sont en cours de réalisation depuis le deuxième semestre 2010.

Alain Rousset, Président du Conseil régional

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