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Infrastructures de transport

Version imprimable de cet article Pont ferroviaire de Bordeaux

Le nouveau pont de chemin de fer sur la Garonne mis en service en mai 2008, constitue la première étape de la suppression du bouchon ferroviaire à l’entrée de Bordeaux.

Ce bouchon ferroviaire gêne le trafic des trains de marchandises et empêche le développement des trains régionaux.
Avec le nouveau pont, quatre voies seront disponibles sur cette section dès 2010, avant que cet élargissement soit réalisé jusqu’à Cenon en 2013.

La Région Aquitaine a participé au financement de l’ouvrage, aux côtés de Réseau Ferré de France (RFF), de l’Etat, du Conseil général de la Gironde et de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

 Un ouvrage performant

D’un coût de 55 millions d’euros, le nouveau pont remplace la passerelle ferroviaire Saint- Jean, inaugurée en 1860 et qui n’était pas en mesure d’absorber la hausse prévue du trafic avec la mise en service d’une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Paris à partir de 2015. pont ferroviaire de Bordeaux - Crédit photo : Region Aquitaine/Alban Gilbert
L’ouvrage est un viaduc mixte en béton et métal. Sa réalisation a mobilisé 21 000 m3 de béton et 7 950 tonnes d’acier - autant que la Tour Eiffel.
Il permettra à terme le doublement du nombre de voies, passant de deux voies limitées à 30km/h à quatre voies aptes à 60km/h et permettra dans un premier temps de gagner 50 sillons supplémentaires (créneau horaire d’un train sur une ligne donnée) et de cadencer ainsi les trains au nord de Bordeaux en 2010 (les Ter seront cadencés au sud dès juillet 2008).

 Une détermination régionale

La Région Aquitaine est mobilisée depuis une dizaine d’années pour la suppression du bouchon ferroviaire de Bordeaux. Le nouvel ouvrage, gage du développement du ferroviaire en Aquitaine, est un préalable indispensable à l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Tours-Bordeaux et à la réalisation d’un grand corridor voyageurs-fret sur l’axe atlantique.
La Région est le troisième financeur de ce projet, après RFF et l’Etat. En 1998, elle avait inscrit la réalisation des études préliminaires à l’avenant du Contrat de Plan Etat-Région 1994-1999 et la première phase de travaux a été ensuite intégrée au Contrat de Plan 2000-2006, pour un montant total de 189 millions d’euros dont une participation régionale de 34,45 millions.
Afin d’achever la phase 1, qui ne sera complètement réalisée qu’en juillet 2010, avec le passage à quatre voies du Pont et de la voie jusqu’à La Benauge, 65 millions d’euros supplémentaires ont été mobilisés dans le Contrat de Projets Etat-Région 2007-2013.

 Une phase 2 prévue

La deuxième phase, qui consiste principalement à doubler les voies entre la Benauge et Cenon, permettra de gagner 150 sillons, et sera achevée en 2013.
D’un coût évalué à 180 millions d’euros, elle sera financée dans le cadre de la LGV Tours-Bordeaux, pour laquelle la Région a d’ores et déjà engagé 300 millions d’euros.

Alain Rousset, Président du Conseil régional

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