Devant l’ampleur de la mobilisation des acteurs publics qu’à suscité la candidature de Bordeaux, la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub), le Département de la Gironde et la Région Aquitaine ont décidé de poursuivre les projets qui avaient été élaborés.
Le jury a donc désigné Marseille comme étant la ville lauréate en septembre 2008.
Présélectionnée en décembre 2007 par le jury européen, aux côtés de Lyon, Toulouse et Marseille, la ville de Bordeaux avait déposé son dossier définitif durant l’été 2008.
Une candidature collective qui a permis d’impulser une nouvelle dynamique en faveur de la culture. C’est pourquoi, malgré la non-désignation de Bordeaux au titre de Capitale européenne de la culture, les collectivités partenaires ont décidé de maintenir les projets d’infrastructures culturelles qui avaient été imaginées.
Une association pour élaborer la candidature de Bordeaux
En vue de rassembler toutes les forces vives intéressées par cet objectif – personnes physiques, collectivités, entreprises, associations et autres -, une association régie par la loi de 1901 avait été créée : "Bordeaux 2013".
Co-présidée par Alain Juppé, Alain Rousset, Vincent Feltesse et Philippe Madrelle et cofinancée à parité par les quatre collectivités locales partenaires, "Bordeaux 2013", avait la responsabilité d’élaborer le dossier de candidature bordelaise.
Habilitée à engager toutes les actions susceptibles de contribuer au succès du dossier de Bordeaux et de l’Aquitaine, l’association mettait en œuvre les priorités définies par son conseil d’administration et avait notamment pour mission de développer la dimension régionale et européenne de la candidature tout en associant la population bordelaise et aquitaine à la préparation de l’événement. Le développement durable et la citoyenneté faisaient également partie des axes prioritaires.

Le concept de Capitale européenne de la culture
Depuis 1985, l’Union Européenne délivre chaque année à une ville le titre de Capitale européenne de la culture. Les 27 états membres sont invités à accueillir cette manifestation à tour de rôle.
Après Lille en 2004, c’est à nouveau une ville française qui été désignée comme Capitale européenne de la culture en 2013 avec une ville slovaque.
Selon l’Union européenne, la ville européenne candidate entend :
mettre en valeur les courants culturels communs aux Européens qu’elle a inspirés ou auxquels elle a apporté une contribution significative,
promouvoir les manifestations et les créations artistiques associant des acteurs culturels d’autres villes des États membres de l’Union et conduisant à l’établissement de coopérations culturelles durables et favoriser leur circulation dans l’Union européenne,
assurer la mobilisation et la participation au projet de larges couches de population,
assurer l’accueil des citoyens de l’Union et favoriser le rayonnement des opérations prévues par des moyens multimédias et par une approche multilingue,
promouvoir le dialogue entre les cultures d’Europe et les autres cultures du monde,
valoriser le patrimoine historique et l’architecture urbaine ainsi que la qualité de vie dans la cité.
L’engagement de la Région Aquitaine
Le Président de la Région affirme son soutien à la candidature de Bordeaux 2013 :
"Une promesse d’avenir
Parce qu’il n’est pas de Capitale européenne qui ne s’appuie sur son territoire régional, parce que l’ambition artistique et culturelle de Bordeaux prend tout son sens à l’échelle régionale, le Conseil régional d’Aquitaine s’engage naturellement et avec enthousiasme dans l’aventure Bordeaux 2013.
Ce projet, si nous nous unissons pour le mener à bien, représente une formidable promesse d’avenir.Une promesse d’avenir car il s’agit pour nous de préparer un événement majeur où, une année durant, la créativité de Bordeaux et de l’Aquitaine pourra s’exposer au monde et à l’Europe, où l’Aquitaine, fidèle à sa tradition d’ouverture, pourra accueillir des artistes de tous horizons en offrant un incomparable écrin à leurs créations.
Cet échange, je souhaite qu’il puisse se décliner non seulement entre Bordeaux et le monde, mais également à l’échelle de nos territoires. Bordeaux 2013 est l’occasion de favoriser l’affirmation ou la construction des identités culturelles au sein de l’espace public et, ainsi, de faire dialoguer quartiers, générations et communautés. Parole singulière qui ne prend sens que dans son adresse à autrui, l’art reste en effet le meilleur vecteur de l’échange et de la découverte de l’autre
C’est un des grands défis que doit relever Bordeaux 2013. A l’heure où les métropoles européennes se reconfigurent, où elles voient fondamentalement évoluer leur physionomie et leurs populations, il faut que Bordeaux 2013 soit le laboratoire où s’invente un nouveau vivre-ensemble où l’art et la culture affirment leur dimension sociale, où la création contemporaine dialogue avec le patrimoine et avec l’histoire, où, au rebours de la ville musée, s’impose le modèle d’une ville qui se questionne, d’une ville, d’une agglomération et d’une région impertinentes (…)
Je souhaite que ce projet de Capitale européenne de la Culture soit l’occasion de mener une réflexion de fond sur notre politique culturelle. Voici d’ailleurs l’une des principales raisons qui pousse le Conseil régional à soutenir cette initiative. Loin de se cantonner au spectaculaire, Bordeaux 2013 doit déboucher sur des propositions concrètes pour donner plus de cohérence aux réseaux et structures de diffusion de l’art, pour améliorer les dispositifs et les lieux dédiés à la création et pour favoriser l’innovation dans les champs de l’art contemporain, de l’architecture, des musiques actuelles et des arts émergents ou du spectacle vivant(…)
Et cette capacité d’innovation, nous ne la trouverons que collectivement en associant non seulement les forces des différents acteurs culturels, des partenaires publics mais aussi les entreprises et le monde de la recherche. Car s’il n’est pas de développement économique sans développement culturel, il faut garder à l’esprit que l’art et la création se nourrissent, aujourd’hui plus que jamais, des grandes évolutions sociales et technologiques de notre monde. Là encore, Bordeaux 2013 doit être un laboratoire. Un laboratoire qui emboîte le pas d’une Région Aquitaine qui, en s’affirmant comme une terre d’innovation technologique, scientifique et artistique, a prouvé qu’il était possible de conjuguer le passé et le futur. Que l’on pouvait allier le sens du bien-vivre avec la volonté d’aller de l’avant.
Le projet Bordeaux 2013 que Richard Coconnier et son équipe ont élaboré est déjà riche et propose, entre beaucoup d’autres, deux pistes passionnantes. Il y a d’abord ce chemin de l’Homme qui, de Lascaux à Blaye en passant par Bordeaux et l’estuaire de la Gironde, représente un extraordinaire condensé de l’histoire de l’humanité. À l’instar de ce que nous faisons autour des 3M, ces sites et chemins, tous honorés par le label Unesco, nous invitent à scruter le passé tout en poursuivant la mission de l’homme bâtisseur, de l’homme créateur. Il y a encore les perspectives de développement culturel et de collaboration artistique qu’offre le partenariat avec les villes de San Sebastian et de Bilbao.
Bordeaux 2013, c’est l’affirmation d’une candidature atlantique où la ville et sa Région misent sur l’ouverture au monde et sur les diversités culturelles pour inventer leur avenir. C’est mon pari pour Bordeaux 2013."
Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine
En savoir plus :
> la législation européenne concernant la Capitale européenne de la culture
> le site Internet dédié à Bordeaux 2013 : http://www.bordeaux2013.eu/

